Mercredi 1 juillet 2009
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" Mercredi 1er juillet 2009.
Le gouvernement a préparé des décrets qui lui donnent en partie les moyens juridiques de mettre enœuvre sa réforme de la formation des maîtres. Leur publication est imminente. Pourtant, sur le
fond, cetteréforme a suscité une opposition quasi unanime des instances universitaires, des organisations syndicalesd’enseignants et d’étudiants, des associations professionnelles, des sociétés
savantes, des mouvementspédagogiques, des parents d’élèves (FCPE), etc. Et quant à la méthode, les textes de ces décrets ont étérédigés avant la fin des discussions engagées avec les syndicats dans
les « groupes de travail » et alorsque la « commission de concertation » coprésidée par MM Marois, recteur, et Filâtre, présidentd’Université, avait à peine commencé ses travaux. C’est au point que
la Conférence des présidentsd’université (CPU) et M. Filâtre, la Conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM), la Conférence desdirecteurs d’UFR de sciences (CDUS), la Conférence des directeurs d’UFR
de lettres et scienceshumaines (CDUL) ont dû décider de suspendre leur participation à cette commission, acte inédit dans lesrelations entre le gouvernement et l’Université au cours des dernières
décennies. Au même moment, tousles syndicats exigeaient que les projets de décrets soient retirés de l’ordre du jour du Conseil Supérieur dela Fonction Publique d’État (CSFPE) et le Conseil
National de l’Enseignement Supérieur et de laRecherche (CNESER) demandait leur retrait.
L’actuel projet de réforme aurait pour conséquences une dégradation de la formation professionnelle desenseignants, une remise en cause du rôle des IUFM, la mise en danger des recherches en
didactique desdisciplines, une déstabilisation des équipes de formation et de recherche… Ne pouvant plus bénéficierd’un salaire au cours de la cinquième année d’étude, les étudiants les plus
modestes auraient davantage dedifficultés pour accéder au métier d’enseignant. De plus, si le gouvernement maintenait la suppression des14 000 postes de stagiaires annoncée par Xavier Darcos le
jour même de son départ, les lauréats desconcours de 2010 se verraient imposer un dispositif de formation qui ferait passer leur obligation deservice à deux tiers de leur horaire, au lieu de 40 %
aujourd’hui, ne laissant plus assez de temps pour uneformation professionnelle sérieuse.
La qualité de la formation des maîtres est une condition décisive de la réussite des élèves à l’école, aucollège et au lycée et, au bout du compte, un élément déterminant du développement de la
société auxplans économique, scientifique, culturel et humain. C’est pourquoi nous nous adressons au gouvernementde la façon la plus solennelle. Il ne peut pas avoir raison contre tous, il doit
entendre les griefs des partiesprenantes à l’égard de son projet. Il est encore temps de préserver l’avenir : nous appelons le nouveauministre à suspendre durablement la publication des projets de
décrets.
De plus, il doit garantir, mieux que ne le fait la circulaire Hetzel du 5 juin, qu’aucun étudiant ne sera léséen 2009-2010. Il doit maintenir le bénéfice des conditions actuelles de la formation
pour les lauréats de2010. Il doit préserver les moyens donnés aux IUFM.
Nous lui demandons enfin de réunir les conditions d’authentiques négociations avec toutes les partiesprenantes.
En entendant ces demandes, le gouvernement ferait preuve de sagesse et d’esprit de responsabilité. Ilcontribuerait à rendre possible une rentrée universitaire et scolaire dans un climat apaisé.
30 Juin 2009 "
http://coordination-fde.org/spip.php?article50 pour voir les nombreux signataires.
P.S. : Le concours est fini (et se meurt), agissons !